118 logements Réhabilitation

Place Verdun - Enghien-les-Bains (95)

Maître d’ouvrage:
CDCD Habitat
Programme:
Réhabilitation thermique
Equipe :
Prinvault+Demathieu Bard+BIM+dBacoustic
Budget :
3,69 M€ht
Surface:
Planning:
Concours 2018
Type:
Conception réalisation
Mission :
Base
Item supplémentaire:

La résidence la Puisaye (118 logements collectifs), mise en service en 1982 à Enghien-les-Bains (95) fait partie d’une copropriété : les logements, propriétés d’EFIDIS, reposent sur une halle commerciale (Marché et Intermarché) appartenant à la ville. Un parking est présent sur deux niveaux de sous-sol et est divisé en deux parties distinctes : le niveau -1 comporte les 118 places de stationnement des logements tandis que le niveau -2 est réservé à du stationnement public payant. L’accès au logement est assuré grâce à deux escaliers et ascenseurs, se situant rue de la Puisaye et rue du Marché, qui mènent à une dalle faisant office de deuxième rez-de-chaussée qui distribuent les logements, les locaux communs et la loge de gardien. Sur cette dalle, les 118 logements sont répartis en un seul bâtiment qui comprend quatre halls, chacun desservant entre 20 et 35 logements. Le projet prévoit une réhabilitation technique et thermique de l'ensemble, une amélioration du confort des logements, un diminution du poids des charges d’énergie (chauffage), une gestion du site plus aisée et de périnnisation du bâti pour les années à venir (ITE, ventilation, mise aux normes de l'electricité, ventilation Hygro B, remplacement des fenetres, isolation des terrasse, refection de l'étanchéité...). 

Les matériaux ont été choisis en cohérence avec la règlementation de l’AVAP, qui couvre aujourd’hui l’intégralité de la ville. Ils participent en outre à notre volonté de respect de l’architecture et du patrimoine : bien que mis en service en 1982, le bâtiment puise ses racines et ses sources dans l’architecture des années 20 avec l’architecte Mallet Stevens (1886-1945) et le courant art-déco qui prend son essor à cette période. Pour conserver cet esprit, un nouvel enduit blanc est posé sur l’isolation extérieure et est protégé par des couvertines en aluminium blanc laqué, faisant un ensemble homogène. Cette homogénéité permet de mettre en avant des parties du projet par contraste : sur un fond blanc se détachent des éléments colorés. Les menuiseries, ainsi que leurs appuis, sont en aluminium anthracite. Elles sont plus fines que les anciennes menuiseries en PVC et permettent de se rapprocher de l’écriture de Mallet Stevens. Le projet intègre également l’art moderne des années 20 avec les architectones de Malevitch (1878-1935): les faces sont traitées indépendamment des volumes. Un aluminium couleur champagne-doré est posé pour marquer les creux et l’attique. Ce matériau brillant se détache du reste de la façade et attire l’œil tout en restant doux dans sa couleur. Le calepinage est quant à lui inspiré de l’art déco et finit d’inscrire le bâtiment dans ce courant architectural.

Notre volonté a également été de marquer le socle en le traitant différemment afin de rendre le bâtiment moins massif. La surépaisseur créée par l’isolation extérieure couplée à une grille blanche qui ceinture le bâtiment marque la séparation entre la dalle et les logements, tout en assurant les contraintes techniques liées aux bouches d’aération. En-dessous, tout le rez-de-chaussée est recouvert de zinc perforé gris et redonne une lecture aux modénatures sur les parties frontales. L’utilisation de ce matériau permet en outre de rendre le socle plus pérenne ; matériau naturel, le zinc retrouve son aspect d’origine avec le temps : il ne craint pas les rayures et ne s’abîme pas avec les tags. Le motif de perforation rappelle les bulles d’air sous l’eau, en rapport encore une fois au lac d’Enghien-les-Bains.